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Redémarrage d’un Macintosh de 1986 ! [1ère partie]

Peut-être vous souvenez-vous d’un de mes précédents articles sur 1984, le spot publicitaire du lancement du Macintosh ? [Lire : « 1984 », la meilleure publicité de tous les temps.]
Et bien, j’ai envie de dire que le hasard fait plutôt bien les choses, puisque je viens de mettre la main sur un Macintosh Plus, qui est une évolution des premiers Macintosh objets de cette publicité.

Cette publicité me permet de couvrir les frais de fonctionnement du blog.

Il était le premier ordinateur personnel à intégrer un port SCSI, qui lui permettait de connecter divers périphériques externes : disque dur, lecteur CD-ROM, imprimante, second écran, etc. Il possédait en outre quatre connecteurs mémoire de type SIMM pour étendre sa mémoire jusqu’à 4 Mio (1 Mio en standard) et sa mémoire ROM a été doublée par rapport aux précédents Macintosh. Le nouveau système d’exploitation fourni (Système 1) permettait le support du SCSI et du système de fichier HFS (Hierarchical File System, dont une évolution est encore utilisée sur les Mac actuels). Néanmoins, il ne possédait toujours pas de ventilateur et souffrait donc du même problème de fragilité que ses prédécesseurs (mais quel bonheur de travailler dans le silence …).

Les applications MacWrite, MacPaint et HyperCard étaient fournis en standard, mais d’autres applications étaient aussi disponibles: MacDraw, Microsoft Word, Excel, et PowerPoint, ainsi que PageMaker d’Aldus. C’était la première implantation de produits à interface graphique Microsoft dans un ordinateur personnel (qui était lancé par son principal concurrent !).

Les premiers modèles avaient un boîtier beige alors qu’à partir de 1987 ils furent vendus dans un boîtier platinium. Bien qu’il ait été rendu obsolète dès mars 1987 par les nouveaux Macintosh (Macintosh SE et Macintosh II), il fut commercialisé jusqu’à fin 1990 comme machine d’entrée de gamme. Sa production cessa à la sortie des Macintosh Classic.

Macintosh 128k - mathieuchabod.fr

Petit tour des caractéristiques de cette petite machine

  • Processeur : Motorola 68000 cadencé à 8 MHz
  • Adressage 24 bit uniquement
  • Bus système 16 bit à 8 MHz
  • ROM : 128 Ko
  • RAM : 1 Mio extensible à 4 Mio
  • Lecteur de disquette 800 ko 3,5″ à chargement manuel
  • Slots d’extension :
    • 4 connecteurs mémoire de type SIMM 30 broches
  • Connectique:
    • Port DB-19 pour second lecteur disquette externe
    • 1 port SCSI (DB-25)
    • 2 ports série (Mini Din-8) pour le modem et l’imprimante
    • Port DE-9 pour la souris
    • Sortie son : mono 8 bit
  • Ecran intégré : 9″ monochrome (512 x 342 pixels)
  • Dimensions : 34,5 x 24,4 x 27,7 cm
  • Poids : 7,4 kg
  • Alimentation : 60 W
  • Systèmes supportés : Système 0.7 à 7.5.5

[info_box]Petite précision : certaines unités ont changées depuis 1986, et là ou nous utilisions le Mio (mébioctet) qui représentait des puissances de deux de l’octet, nous utilisons maintenant le Mo (Mégaoctet) qui correspond à des puissances de dix.

1 mébioctet (Mio) = 1 mébibit (Mibit) = 220 octets = 1 024 Kio = 1 048 576 octets
1 mégaoctet (Mo) = 1 mégabit (Mb) = 106 octets = 1 000 ko = 1 000 000 octets

[/info_box]

Je pense que vous l’aurez compris, c’était une belle bête à l’époque, mais même les smartphones actuels sont déjà passés dans une autre galaxie (sans mauvais jeu de mots) en termes de performances.

Un Macintosh qui cache une belle surprise …

Puisque vous avez tous lu la biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson, vous le savez forcément : une infime partie des premières séries de Macintosh était signée par toute l’équipe chargée de sa conception. Et qui a supervisé la conception de ce petit bijou ? Un certain Steve Jobs.

Steve disait : « Les vrais artistes signent toujours leurs œuvres. »

Alors vous vous imaginez, avant même de l’avoir nettoyé, ou d’avoir tenté de le mettre en marche, j’ai fait sauter les quatre satanées vis Torx qui ferment le boitier et … rien. Impossible de l’ouvrir. Après l’avoir tourné dans tous les sens, il s’est avéré qu’il en restait une, cachée derrière la trappe d’accès à l’accumulateur. Et là, le choc (J’exagère à peine).

Elles sont toutes là. Steve Jobs, Andy Hertzfeld, Jeff Raskin, Bill Atkinson ...

Elles sont toutes là. Steve Jobs, Andy Hertzfeld, Jeff Raskin, Bill Atkinson …

Pour Steve Jobs, cette machine était une oeuvre d’art, le moindre détail avait été longuement étudié, c’était réellement un ordinateur unique. Et ces signatures contribuent encore plus à cela.

Première mise sous tension

Après avoir refermé son capot (parfaitement bien moulé contrairement à beaucoup de PC actuels), revissé les quatre cinq vis, et branché le câble d’alimentation, le clavier et la souris d’origine, il a fallu basculer le bouton de mise sous tension situé à l’arrière de la machine.
Et là : « Diiiiiiig ». Le très connu son de démarrage du Macintosh retentit, l’écran 9 pouces s’illumine laissant apparaître le curseur de la souris et une icône symbolisant l’absence de périphérique de stockage.

A gauche, la souris livrée avec le Macintosh et le Macintosh Plus.

A gauche, la souris livrée avec le Macintosh et le Macintosh Plus.


Un disque-dur ? Non, une disquette.

A l’heure où les disques-durs commencent à être délaissés face aux SSD, ils n’étaient encore pas très répandus à cette époque, un modèle d’une capacité de … 40 Mo coûtait un bras. C’est donc sur des disquettes au format 3 1/2 pouces que la majorité des machines fonctionnaient. Le lecteur du Macintosh permettait de lire de grosses capacités, allant jusqu’à 800ko. Oui ce n’est pas une faute, 800 kilo-octets. Le système (pas très lourd tout de même) était réparti sur plusieurs disquettes, qu’il fallait retirer et insérer au fur et à mesure de l’installation. C’est aussi sur ces supports qu’étaient stockées les données de l’utilisateur.

1984-macintosh mathieuchabod.fr

Et après ?

Et bien il me manque ces disquettes justement. Il est possible de les recréer, puisqu’Apple laisse à disposition sur son site toutes les versions de ses systèmes, depuis plus de 25 ans. La marche à suivre est donc de télécharger ces fichiers à l’aide d’un ordinateur connecté à internet, les transférer sur un Mac équipé de Mac OS relativement ancien pour qu’il dispose d’un graveur de disquettes 800ko (les graveurs « récents » ne gravent que les disquettes 1,4Mo, beaucoup plus denses) puis de les graver sur des disquettes 1.4Mo transformée en 800ko grâce à un bout de Scotsh bien placé. Pourquoi ? Simplement parce qu’il est difficile de retrouver des disquette 800ko.

Lancement du Macintosh, sans disquette système.

Lancement du Macintosh, sans disquette système.

Conclusion

Ce petit Macintosh est vraiment une superbe machine, elle fait partie intégrante de l’histoire de la marque à la pomme, de même que celle de Steve Jobs. Je vous détaillerai dans une seconde partie l’installation et l’utilisation de cette boîte beige et de plusieurs logiciels comme le très connu MacPaint ou la suite Office de Microsoft.

[Lire : « 1984 », la meilleure publicité de tous les temps.]

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Déjà 4 réactions !

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      1. Eh bien, cela semble être un problème de carte logique (condensateurs fuyants…). Je tenterai de le réparer mais il faut faire de soudures :(. Je ferai un copie des disquettes.
        Je peux vous les laisser pour 30 euros.
        Etes-vous à Paris ?

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